
Cocarde
Née en 2015 à Assas d’une scission du syndicat étudiant de droite extrême l’Uni, la Cocarde étudiante s’est fait connaître assez rapidement, notamment par des faits de violences pendant le mouvement étudiant contre Parcoursup en 2018. Altercations, bagarres, implications dans des agressions… La Cocarde est depuis régulièrement citée dans des affaires similaires. Ce qui ne l’empêche pas de devenir très rapidement le syndicat étudiant préféré du Rassemblement national, qui y puise très régulièrement militants du RNJ, attachés parlementaires, et même un eurodéputé depuis l’élection de son ancien président Pierre-Romain Thionnet en juin 2024.
À la Cocarde, on croise aussi bien des militants identitaires que des néofascistes ou des royalistes. Certains posent en effectuant des saluts nazis tout en étant tête de liste pour les élections étudiantes, d’autres finissent condamnés à de la prison ferme après des agressions racistes. En déplacement chez leurs camarades transalpins du FUAN, certains tendent le bras sous les éclats de rire de leurs camarades. Beaucoup sont membres de groupuscules radicaux, certains même dissous comme Génération identitaire. La Cocarde entretient aussi de forts liens avec les fémonationalistes de Némésis. Et ses membres se baladent aux événements des nationalistes-catholiques d’Academia Christiana ou des ethno-différentialistes de l’institut Illiade.
« Anti-woke », ultra-conservateur, anti-immigration, souvent raciste, derrière de nombreuses campagnes de cyberharcèlement de journalistes ou de militants de gauche, la Cocarde sert de fer de lance et de laboratoire à polémiques pour l’extrême droite identitaire. Sa dernière campagne annonce carrément que « l’immigration tue la jeunesse française », sans citer ni source ni argumentaire.
La Cocarde tente aussi de conquérir les lycées, avec plus ou moins de succès : au printemps 2024, elle a perdu sa section lycéenne lyonnaise au profit des néofascistes de Lyon populaire.
Faits notables
Ils ont attaqué des campus occupés de la Sorbonne en mai 2018.
En octobre 2019, à Nanterre, il y a eu des affrontements entre des membres de la Cocarde – appuyés par les néonazis des Zouaves – et des militants de l’Unef.
Ils ont débloqué violemment des universités à Paris 2-Assas ou à Tours en 2020.
Ils ont fait le service d’ordre de Nemesis lors de l’irruption à la marche de NousToutes en 2021.
En mars 2022, ils ont frappé des militants de gauche avec d’autres groupes d’extrême droite à Montpellier.
En mars 2022, au moins un militant de la Cocarde participe à des violences contre un militant du NPA devant un meeting de Philippe Poutou à Besançon.
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Abonnez-vous, c’est gratuitPersonnes principales
Edouard Bina
Président de la Cocarde depuis 2024
Vianney Vonderscher
Ancien président, désormais au RN. Il est président du RNJ78 et assistant parlementaire européen.
Ancien secrétaire général, désormais député européen et directeur national du RNJ. Il fait partie de la garde rapprochée de Jordan Bardella.
Nombre de membres
Ils ont entre 200-300 adhérents.
Localisation
Arles, Dijon, Besançon, Valence, Brest, Nîmes, Bordeaux, Montpellier, Rennes, Tours, Saint-Étienne, Orléans, Angers, Reims, Nancy, Lorient, Metz, Lille, Boulogne-sur-Mer, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Mulhouse, Lyon, Chambéry, Annecy, Rouen, Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye, Niort, Amiens, Albi, Avignon, Poitiers, Belfort, Palaiseau, Paris, Aix, Marseille, Caen, La Roche-sur-Yon, Toulon, Grenoble


